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" J'ai vu bien des perles aux oreilles des femmes, mais comme celles qui brillent dans vos yeux, jamais ". Barbara Cartland ? Perdu, Régine Desforges ! Raoul Ruiz affirme que Laetitia Casta a un réel talent d'actrice. On veut bien le croire, à condition toutefois de faire l'impasse sur ses deux premières prestations. Sauf si on est méchant, or c'est justement mon cas. Ne dis-je pas à propos de Casta actrice, Casta…niet ?

lors voilà, c'est fait. Des mois voire même des années que l'on nous annonçait l'événement. LE feuilleton tant attendu qui allait nous laisser sur le cul. Surtout quand c'est celui de Laetitia Casta qui dodeline nonchalamment sur une bicyclette. La mannequine qui rit quand on lapine peut-elle prétendre au rang d'actrice ? Puis-je prétendre à elle ? Hum…
L'histoire bien qu'elle dure trois épisodes d'une heure et demie se résume en deux mots. Une jeune fille est amoureuse d'un jeune homme mais celui-ci a l'heureuse initiative d'épouser une jeune fille riche. Eprouvée par le chagrin, Léa part à l'aventure sous les bombes ce qui est tout à fait normal dans la mesure où Casta représente une bombe thermonucléaire à elle seule. Là où elle passe, tout homme trépasse c'est bien connu. C'est alors qu'elle rencontre un homme plus âgé qu'elle mais gentil tout plein et des résistants. Elle rejoindra même leur cause alors qu'avec un physique pareil il était si simple d'être collabo afin d'être dans les plus grandes soirées avant de rejoindre la Résistance en 1946 comme tout le monde. Un ancien président de la République a d'ailleurs montré la voie.
Mais si c'est si débile, pourquoi risquer ma vie à regarder ce truc ? Sachez que mon devoir d'information me pousse à l'intrépidité quitte à y laisser la vie. Mais je ne suis pas fou. J'ai pris soin de me cloner afin que mon double se consacre à la seule tâche de regarder ce feuilleton. Il ne me servira plus ensuite car voir Laetitia Casta, même habillée, personne n'en sort vivant.
Mais revenons-en à cet article qui fera date dans le journalisme. Léa vit dans les environs de Bordeaux et ne peut se remettre de la rupture (mais y aura-t-il vraiment rupture ?) avec l'amour de sa vie. Alors là deux incongruités monumentales me poussent à m'élever contre ce non sens et à clamer mon courroux. Premièrement, il est impossible de renoncer à Laetitia Casta, même si elle est pauvre. J'en connais un rayon qui se flagelleraient pour la voir cinq secondes quitte même à cesser de tenir des propos misogynes d'un autre âge. Deuxièmement, il n'y a pas d'amour éternel. Surtout à 18 ans, quand les amours durent ce que durent les roses. Moi-même j'ai été amoureux à l'école primaire. Elle s'appelait Marc. Oui, je sais c'est un homme mais à cet âge je n'étais pas très au fait sur les choses du sexe. Toujours est-il qu'aujourd'hui c'est passé. Bon d'accord je ne lave mon carrelage qu'au Saint-Marc mais ça ne veut pas dire que je suis nostalgique. N'est-ce pas Marc ?
Bon Léa voyage et au cours de ses péripéties rencontre François qui lui dit entre autres conneries " j'ai vu bien des perles aux oreilles des femmes, mais comme celles qui brillent dans vos yeux, jamais ". C'est George Corraface qui dit ça et il s'y connaît. Auparavant il a sévi dans " Le château des oliviers " et dans une daube plus récente avec Alexandra Vandernoot. Moi, une réplique comme ça je dis pas mais chapeau. En tout cas en récompense Léa lui accorde le droit de la baiser séance bandante, pardon séance tenante, en vertu du quota de nichons prévu dans le scénario, qui a été multiplié par neuf quand la production a engagé Laetitia Casta.
Les dialogues dignes d'un bon Cartland (en vente dans les rayons de votre Carrefour entre le rayon salade frisée et litières pour chat) sont donc à l'eau de rose. Mais tout le reste est à l'avenant. Ainsi TéléObs m'apprend que la musique de Michel Legrand, qui n'est pas très en forme, est sirupeuse à souhait, tout comme la réalisation qui est sans imagination et plate pas comme la poitrine de Casta mais là franchement ça devient de l'acharnement.
Il est à noter d'ailleurs l'apparition fugace de Régine Desforges en libraire. C'est là une riche idée, elle ferait effectivement mieux de vendre des livres plutôt que d'en écrire, surtout quand il s'agit de copier " Autant en emporte le vent ".
Et Laetitia Casta dans tout ça ? Car c'est là toute la problématique de cette saga. Peut-on voir en elle une actrice ? Et bien je ne saurais dire. Car pour l'avoir vu dans " Astérix et Obélix contre César " je puis vous dire que même pour montrer ses nibards et dire deux ou trois âneries elle joue comme une casserole. Même moi j'aurais fais mieux. Toujours est-il que lors des scènes émouvantes sensées nous émouvoir (et non nous faire rire), le réalisateur prend bien soin de nous faire un plan éloigné de notre Marianne nationale vivant en Albion (la perfide) afin que l'on ne puisse pas bien la distinguer.
Ah j'oubliais, après avoir fait l'amour, Léa et ses amis (François et une gonzesse en cloque) tombent en rade dans le trou du cul du monde. Moralité : non seulement Léa conduit comme une tanche mais en plus elle n'est pas foutue de lire une carte. Est-ce en raison de sa légère blondeur ? En tout cas le scénariste rejoint là mes convictions les plus profondes, si bien que je vis avec un chat. Lui au moins il ne parle pas. En tout cas le scénario persiste à nous présenter les frangines comme les plus grandes connes qui puissent exister puisque la comparse de notre duo romanesque ne trouve rien d'autre à faire qu'accoucher sur un pont en train de sauter au milieu des tirs croisés des soldats allemands et français qui fumeront le calumet de la paix plus tard. Déjà que faire des enfants c'est plus que limite, alors faire des enfants au milieu des balles vous pensez. Peut-être un futur enfant de la balle pour me permettre ce jeu de mot qui a sa place réservée dans l'Almanach Vermot.
Mais je suis méchant, c'est ce qui me perdra. Soyons cléments messieurs les jurés. Sachez qu'il n'existe AUCUNE actrice connue qui ne soit laide exceptées Josiane Balasko (qui est polonaise) et Anémone (qui est mone comme son nom l'indique et inutile de réutiliser ce truculent mot d'esprit, j'ai pris soin de le breveter). Donnons une seconde chance à Laetitia ou Léa ou Marianne je ne sais plus mais merde ce qu'elle en jette. Pour l'aider, car ma générosité légendaire me porte au firmament de la magnanimité pour voler au secours des plus infortunés, surtout quand ils font du 95D de tour de poitrine, j'ai écrit un scénario. Il s'agit de l'histoire d'une jeune femme qui s'esclaffe devant les articles d'un journaliste étudiant dont elle tombe sous le charme et tous deux vivront une passion enflammée.



PS : Pour les habitants de la banlieue toulousaine, je dirais plutôt Casta…net Tolosan.