DANS LE MEME DOSSIER

Jésus crie!

MAIS MEL A FAIT D'AUTRES DAUBES AUSSI

"Ce que veulent les femmes": Quand Mel devient tout miel

"La rançon": Gibson dans la Mel...asse

Je n'ai pas eu de chance pour cette critique. En effet, bien que cinéphile averti je n'ai jamais été déçu par les derniers films que j'ai vu ! C'est dire si j'ai le goût sûr. Je peux vous faire profiter volontiers de cette qualité moyennant quelque argent car je suis très vénal.
Un film retient cependant mon attention par son ennui, c'est ou ce sont plutôt (mon père qui un grammairophile averti ne supporterait pas le singulier) " Les destinées sentimentales ", film qui est effectivement assez singulier. Hélas il n'y a pas grand chose à en dire et en plus je ne regrette pas d'être allé le voir ! En effet, ce jour-là il faisait un caniard terrible (33°C) sur Toulouse. C'est dire si j'ai fait l'affaire du siècle : 3 heures au frais pour voir l'équivalent de 2 films pour le prix d'un seul !
Dès lors pour garnir cette rubrique il ne me restait plus qu'une seule solution : critiquer un film que je n'ai pas vu mais qui est une merde garantie, chose que j'avais déjà fait pour " Ronin " (mais c'est là un cas particulier car j'ai par la suite vu le film) et que certains critiques n'hésitent pas à pratiquer. "The Patriot" me paraît tout indiqué car il eût été trop facile de critiquer par exemple "Fortress2" ou autres daubes de ce genre.

Pour les ceux qui en auraient classe de cette introduction pourtant remarquable c'est là que la critique commence

enons en aux faits. Très éreinté par une critique assassine de son film " La Rançon " parue dans Capharnaüm n°14 écrite par un certain Koala L'Impur Jones, Mel Gibson est bien décidé à venger sa femme qui s'est suicidée suite à la vive opprobre suscitée par la parution de cet article. Et quand Mel est en colère inutile de vous dire qu'il casse tout. Surtout quand c'est la guerre. Surtout quand c'est un film américain. Surtout quand c'est Roland Emmerich qui réalise. Surtout quand c'est la réincarnation de l'auteur de ses malheurs qui écrit la critique.
Donc Mel est très en colère après la vergogne née de cette critique. D'autant plus que les Anglais profitent de cette faiblesse (les Anglais sont lâches c'est bien connu, à preuve ils relâchent des Pinochet quand leurs relations économiques risquent de pâtir de sa captivité dorée). Les Rosbifs, gavés en bière tiède (quelle horreur) parcourent la campagne ricaine pleine de maïs transgénique pour rappeler aux autochtones que le fait de rouler en charrette Chevrolet ne les empêchent pas de rester des sujets de la Couronne.
Toutefois, l'honnêteté m'oblige à vous rappeler que l'histoire se situe au moment de la guerre d'indépendance américaine dont les plus fortiches d'entre vous préciseront la date en citant l'année 1776. En récompense, les messieurs seront récompensés par mes félicitations et les femmes, surtout si elles sont bien gaulées, par mes caresses savantes.
Ce ne sont pas les Britanicouilles qui me contrediront. Non seulement ce n'est pas sans une certaine réticence qu'ils envisagent la création d'un Etat américain indépendant mais en plus leurs femmes ne sont même pas foutues de faire la cuisine correctement (allez dans un restaurant british et vous comprendrez votre douleur) ce qui est proprement révoltant. Il ne faut donc pas chercher plus loin les raisons de la cruauté des Britons. Car rouler à droite et tremper l'ennemi dans de la sauce à la menthe, et bien on dira ce qu'on voudra mais c'est horrible.
Les Amerlocks en ont conscience et la seule solution pour arriver à la victoire, outre le fait de vénérer Astrier de Lavignerie, c'est de ne pas faire appel à des Américains.

Une ode à l'américanisme sans américain : j'en ai rêvé, Emmerich l'a fait

A ce stade de ce palpitant récit un état des forces en présence s'impose donc.
Le héros est australien : il s'appelle Mel et n'est vraiment pas tout miel. Normal car après avoir mis la main dans un nid de guêpe il y a de quoi attraper le bourdon surtout quand darde une sourde colère après que je ne sais quelle mouche l'ait piqué mais nous frôlons là les pâquerettes. On lui doit beaucoup de voitures cassées et avant de sauver l'Amérique (mais était-ce vraiment la peine ?), il a déjà sauvé l'Ecosse (mon Dieu quelle horreur : écosser des écossais aurait pourtant constitué un jeu de mot truculent qui aurait sauvé tant et tant d'humoristes désœuvrés) et après il a resauvé l'Amérique qui n'est décidément pas fichue de se tenir tranquille toute seule (voir " L'arme fatale " et il a fallu quand même 4 épisodes) et même carrément le monde ou un truc de ce genre (3 épisodes de " Mad Max "). Bref, nous avons vraiment affaire à un type à qui la notion de slip kangourou n'est vraiment pas étrangère.
Oui tout cela c'est très bien mais il n'y a que Bruce Willis (et encore) qui peut sauver le monde à lui tout seul. Memel a donc besoin d'un acolyte. Roger Murtaugh n'était pas encore là et puis à l'époque les Noirs c'était bon uniquement pour cultiver le coton moyennant le viol de leurs filles.
Alors, Emmerich qui avant de faire des bouses a quand même fait un semblant d'études s'est souvenu qu'un Françouse au nom évoquant un grand magasin parisien qui vend l'écumoire à 14 francs 90 (question à 10 points à laquelle il fallait répondre La Fayette) avait rendu certains services (qui a dit sévices ?) aux indépendantistes. Roland a donc regardé l'annuaire des français exilés à Hollywood et s'est arrêté au nom de Tchéky Karyo dont la qualité de la filmographie rappelle furieusement sa propre filmographie. Karyo devient donc le commandant Villeneuve en hommage au pilote Gilles Villeneuve (Emmerich est tellement nul qu'il s'est pas gaffé que Gilles Villeneuve était Canadien).
Les méchants sont Anglais mais bon ça n'a rien d'étonnant vu qu'aujourd'hui il font encore rien qu'à nous emmerder avec leurs vaches folles, leurs reines folles et leur refus d'adhérer à l'euro qui aurait pourtant bien besoin d'un élan solidaire à l'échelle européenne mais ces locdus sont tellement couards qu'ils ont préféré attendre qu'on paie les pots cassés. Des salauds pareils on n'a pas idée c'est moi qui vous le dit.
Un problème se pose pourtant. Outre la question de se demander si la conjonction "cependant" n'eût pas été plus appropriée pour montrer combien mon vocabulaire est riche si bien que je réserve mes fréquentations à un certain niveau social (je lance à cette occasion un réferendum de consultation en vertu de l'article 11 de la Constitution pour le 24 septembre) , il convient de s'interroger sur la problématique Emmerich. Ce type dont le nom à coucher dehors ne me revient pas est Allemand. Entendez par là ce que vous voudrez mais de préférence que ce gazier est Saxon. Or ne dit on pas des Anglais qu'il s'agit d'Anglo-Saxons ? Or (là encore j'emploie "or" veuillez m'en excuser mais j'ai toujours eu le goût des belles choses) ce mecton réalise non qu'il n'est pas doué ce qui est bien dommage mais qu'il est chargé de réaliser un film vantant le patriotisme américain. Héros défendant son honneur et sa famille, serviteur zélé de son pays pour défendre l'ordre moral mais Charles Ingalls dans sa petite maison dans la prairie faisait aussi bien pour beaucoup moins cher et surtout beaucoup plus longtemps. N'ayant pas vu le film je ne me hasarderais à aucune réponse et la déontologie journalistique qui est la base de l'organisation de ma vie m'incite à m'exprimer sur ce sujet avec la plus grande réserve en toute impartialité.

Et le melting pot, je lui chie dessus ?

Des australiens, des anglais, des français, des allemands et pas beaucoup d'américains mais il est vrai qu'un film patriotique composé essentiellement d'amerlocks manquerait terriblement de crédibilité. D'ailleurs on ne voit ni Noirs ni Jaunes ni rien du tout d'ailleurs puisque comme je n'ai de cesse de le répéter je n'ai pas vu ce film (il me reste un semblant de dignité tout de même).
En classe on nous apprend en effet que la civilisation américaine est née de mélanges divers et variés faisant intervenir ritals, irlandoches, espagos, polaks, ruscofs et j'en passe comme moi je suis issu d'un croisement gasco-languedocien dont mes parents ne sont pas peu fiers.
Ce film est donc un sacré mélange de divers peuples blancs (on est entre gens de bonne compagnie tout de même). Est-ce à dire que ce film est raciste ? Je me garderais bien de m'aventurer sur ce terrain difficile car s'il était question de faire de la politique dans ces pages on ne s'en sortirait plus car il est quand même question de cinéma. Et puis on dira ce qu'on voudra mais Mel Gibson a quand même fait de bons films, le dernier en date étant … mais oui enfin vous savez bien c'était le fameux…euh bon admettons que j'aie rien dit.


PS : Ce site se voulant apolitique, je me dois de m'abstenir de faire référence à toute organisation politique.
PS 1 : Tcheky Karyo reste quand même pour moi le meilleur acteur au monde, il suffit de le voir dans " Nikita " et le premier qui dit le contraire se ramasse mon poing dans la gueule.
PS 2 : Mais où est donc or ni car ? Vive les conjonctions de coordination !
PS 3: De même j'ai appris que Jacques Villeneuve a resigné chez BAR mais je me demande ce que ceci à avoir avec le sujet qui nous occupe.